Prestations familiales : ce qui va changer en 2018

Le gouvernement a dévoilé récemment le Projet de Loi de Finances de la Sécurité Sociale (PLFSS), qui prévoit une baisse du montant de la PAJE (Prestation d’Accueil du Jeune Enfant) ainsi qu’une augmentation du complément de mode de garde (CMG) pour les familles monoparentales.

Un tiers des familles exclues du dispositif de la PAJE

Le montant de l’allocation de base de la PAJE (versée sous conditions de ressources aux parents d’enfants de moins de 3 ans) sera aligné sur le montant du Complément familial (versé aux parents de trois enfants de plus de 3 ans) pour les enfants nés après le 30 juin 2018. L’allocation de la PAJE à taux plein passe ainsi de 184 à 169 €, soit une baisse de 15 € par mois pour 1,5 million de familles bénéficiaires.

Cette baisse du montant de la PAJE se double d’une baisse des plafonds de ressources permettant d’en bénéficier. Les plafonds vont passer de 30 000 euros à 26 000 euros pour un couple avec un enfant et un seul revenu d'activité, et de 38 000 à 34 000 euros pour une personne seule ou un couple avec un enfant et deux revenus d'activité. Conséquences : plusieurs familles vont sortir des critères d’attribution, 10 % des parents d’enfants nés à partir de janvier 2018 n’en seront plus bénéficiaires et rejoindront les 20 % de parents d’ores et déjà trop aisés pour la toucher, soit au total presque un tiers des familles exclues de ce dispositif.

Augmentation de 30% du CMG

En parallèle, la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé ce 26 septembre « une augmentation de 30 % » du complément de libre choix du mode de garde (CMG), allocation versée par les Caisses d’allocations familiales. Un coup de pouce destiné aux familles monoparentales et modestes et qui devrait aider notamment les femmes, plus particulièrement touchées par cette situation, à concilier plus facilement vie familiale et vie professionnelle. Le montant plafond du CMG sera ainsi majoré de 30 % pour les familles monoparentales lorsqu’elles recourent à une assistante maternelle, une garde à domicile ou une micro-crèche. Cette augmentation, modulable selon les revenus, sera, au maximum, de 138 € par mois et devrait bénéficier à 78.000 familles monoparentales.

Cette annonce s'inscrit dans une série de mesures en direction des familles les plus modestes puisqu’elle s’ajoute à un complément familial revalorisé au-dessus de l'inflation ainsi qu'au dégel de la prime de naissance et de la prime à l’adoption, qui seront adossées à l'inflation.